Après le Conseil fédéral en 1989, le Conseil national, suivi du Conseil des Etats, rejeta cette initiative, que seuls les socialistes, les écologistes et les indépendants défendirent. Si chacun a reconnu l'importance de la protection des animaux contre les abus, la majorité des députés estima que le texte de la PSA était excessif dans les moyens proposés, d'autant que son objectif était rempli par la LPA qui, étant une des plus restrictives du monde, permet une diminution régulière du nombre d'animaux utilisés en laboratoire. Le reproche principal fait à l'initiative réside dans le danger qu'elle représenterait pour la recherche, médicale principalement, qui risquerait de ne plus être praticable en Suisse. Les exceptions prévues par l'initiative furent considérées comme étant sujettes à caution; d'une part, le droit de recours accordé aux organisations de protection des animaux empêcherait ou retarderait de nombreuses expérimentations et bloquerait ainsi toute recherche, et, d'autre part, une découverte pouvant survenir par pur hasard et n'avoir aucun rapport avec le sujet de l'étude effectuée, ce ne serait qu'a posteriori, et non a priori, que l'on pourrait établir si une expérience est d'importance primordiale ou non.
- Mot-clés
- Date
- 3 octobre 1990
- Type
- Initiative populaire
- n° de l'objet
- 89.010
- Sources
-
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- AT, 18.6. et 30.8.90; LM, 30.5.90; NZZ, 19.6.90 et 13.8.90; presse des 30.5., 21.6., 22.6. et 4.10.90; RFS, 4, 23.1. et 41, 9.10.90; TA, 21.11.90; Suisse, 11.3.90 et 30.5.90 ainsi que TA, 25.6.90.
- BO CE, 1990, p. 792 ss.
- BO CN, 1990, p. 1132 ss.
de Serge Terribilini
Modifié le 28.08.2018
Modifié le 28.08.2018