Le Conseil fédéral, dans son message, a proposé aux Chambres de rejeter les initiatives «pour la suppression de la vignette routière» et «pour la suppression de la taxe sur les poids lourds» et de n'y opposer aucun contre-projet. Ces initiatives, déposées en 1986 munies de plus de 112'000 signatures, furent lancées immédiatement après l'instauration de ces taxes en 1985. Selon le gouvernement, renoncer à ces redevances irait à l'encontre du mouvement d'introduction d'un impôt sur les poids lourds par certains pays de la CE ainsi que des péages autoroutiers qui seraient, à l'étranger, l'équivalent de la vignette. Ces taxes seraient également nécessaires pour participer à la couverture des frais de construction et d'entretien des routes. De plus, elles représentent une formule valable du principe du pollueur-payeur. Le Conseil des Etats a largement suivi la position du Conseil fédéral. Le Conseil national, pour sa part, a rejeté la motion (Mo. 88.735) Scherrer (lm, BE) portant sur le même sujet.
Dossier: Débat sur la vignette routière et les impôts des poids lourds- Mot-clés
- Date
- 6 juillet 1989
- Type
- Initiative populaire
- n° de l'objet
- 89.040
- Acteurs
- Sources
-
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- BO CN, 1989, p. 349 ss.
- FF, 1989, II, p. 917 ss.
- Suisse, 24.5.89; NZZ, 6.7. et 10.3.89.
de Serge Terribilini
Modifié le 02.10.2020
Modifié le 02.10.2020